Article de l'Est Républicain du 22 juin 2020 :

Le conseil municipal a approuvé la création d’un sixième poste d’adjoint et la mise en place de douze conseillers municipaux délégués. L’opposition s’est abstenue.

À Essert, le premier conseil depuis l’installation de la nouvelle équipe municipale a commencé par un acte fort, jeudi soir, juste avant la séance : la commémoration de l’Appel du 18 juin devant le monument aux morts qui se trouve au cimetière. « Au-delà du général de Gaulle, nous rendons aussi hommage aux ancêtres essertois et aux anciens combattants », a déclaré le maire Frédéric Vadot.

Retour ensuite en mairie pour le vrai lancement du mandat. La liste d’opposition « Essert toujours avec vous » affichait deux nouvelles têtes, Matthieu Retaux et Maud Zurcher, qui remplacent les conseillers démissionnaires Claudine Pillods et Nathalie Dufour. Les quatre mousquetaires, avec Yves Gaume et Gérard Paris, ont tenu d’emblée à marquer leur territoire en affichant un certain séparatisme.

Ainsi, alors que le maire s’est adressé à l’assemblée en employant l’expression convenue « mes chers collègues », Yves Gaume a rétorqué qu’il ne se retrouvait pas dans cette appellation. Frédéric Vadot a fait la sourde oreille et la séance s’est poursuivie entre collègues plus ou moins chers, émaillée par les escarmouches de l’opposition et les réponses toujours polies et feutrées du nouveau maire.

« Complémentarité des compétences »
Les premières délibérations ont porté sur la répartition des délégations au sein du groupe majoritaire. Séverine Moinault, 1re adjointe, aura en charge la vie démocratique, le développement des associations et du bénévolat ; Boris Schottey, 2e adjoint, la communication, les entreprises et le rayonnement culturel ; Sophie Marazzato, 3e adjointe, l’école et la jeunesse ; Alain Burger, 4e adjoint, l’urbanisme, la sécurité, la voirie, les travaux et les forêts ; Nina Olofsson, 5e adjointe, les finances.

Un poste de 6e adjoint a été voté : René Girod prend en charge l’administration générale et les affaires sociales. La création de 12 postes de conseillers délégués a été adoptée. Le total des indemnités reste inférieur à l’enveloppe globale maximale.

Gérard Paris s’est étonné du nombre pléthorique de délégués tout en s’interrogeant sur la place du maire. Frédéric Vadot a répondu : « C’est la volonté de notre équipe de se responsabiliser. Il y a une belle complémentarité des compétences et les tâches à réaliser sont nombreuses. C’est une autre façon de travailler. Une page est tournée. »

À suivre : la révision partielle du plan local d’urbanisme, pomme de discorde annoncée avec l’opposition.